TAP : Théatre et auditorium de Poitiers

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    zoom © Arthur Péquin

Le Miroir d'Éros - Mercredi 26 mars

Troubles dans le genre : vêtements, postures, voix

9h-18h / exposition
Maison Des Étudiants
À BAS LES CLICHÉS
proposée par l’association En tous genres
Voir Mardi 25 mars

10h-22h / exposition
TAP foyer général
HEUREUSES [DI] VERSIONS 
Marie Tijou
Voir Lundi 24 mars


10h-22h / projections en boucle
TAP salle de projection
ARCHIVES DU CNDP : ÉMISSIONS DE L’INSTITUT PÉDAGOGIQUE NATIONAL
Voir Lundi 24 mars


10h-22h / exposition
TAP foyer auditorium
FILLES/GARÇONS : ÉGALITÉ DES CHANCES ?
proposée par le CNDP
Voir Mardi 25 mars


10h30 / table ronde

TAP auditorium – durée : 1h30
LES HABITS DU GENRE
animée par Frédéric Chauvaud, avec Christine Bard et Nicole Pellegrin

Les vêtements ne sont pas neutres. Depuis l’époque moderne, comme l’illustrent dessins au trait, gravures et estampes, celui ou celle qui porte la culotte détient le pouvoir, dans le couple comme sur la scène publique. Les vêtements ne se contentent pas, pour reprendre la formule d’un lexicographe, de donner la « conformité de la taille », ils sont bien davantage. Les habits expriment les rapports entre les sexes et les hiérarchies sociales. Le pantalon a incarné la masculinité, voire la virilité. La jupe a exprimé  la féminité mais aujourd’hui la « journée de la jupe » lui donne une toute autre signification. Le vêtement est un langage qui sert à affirmer une position, il renseigne à la fois sur la culture matérielle, sur la construction sociale des sexes, et dit la vérité d’une époque et du monde contemporain.

Christine Bard est professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Angers, membre de l’UMR CERHIO. Elle travaille sur l’histoire politique, sociale et culturelle des femmes et du genre et a notamment publié Ce que soulève la jupe. Identités, transgressions, résistances et Une histoire politique du pantalon.

Frédéric Chauvaud, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Poitiers, spécialiste du crime, de la violence et de la justice, a publié ou codirigé de nombreux travaux sur les femmes criminelles, en particulier Impossibles victimes, impossibles coupables et Figures de femmes criminelles.

Nicole Pellegrin a conduit ses recherches au sein du CNRS. Elle s’est notamment attachée à la construction des inégalités de genre dans des milieux divers. Elle a publié Les vêtements de la liberté. Abécédaire des pratiques vestimentaires françaises, et codirigé un numéro de Clio sur les femmes travesties.


14h / table ronde
TAP auditorium – durée : 1h30
GENRE ET INTERPRÉTATION SCÉNIQUE
animée par Florence Filippi, avec Vannina Olivesi

Comment expliquer que les femmes aient été si longtemps bannies de la scène au profit d’acteurs travestis, ou que le ballet, considéré comme une affaire d’hommes à l’époque classique, soit devenu l’apanage des ballerines au XIXe siècle. Le jeu est-il « genré » ? Y a-t-il des codes qui permettraient de distinguer l’interprétation masculine et féminine ? La scène contemporaine parvient-elle à dépasser cette question du genre à travers l’hybridation des formes et le travestissement ? En jetant le « trouble » sur les modes de représentation de l’identité sexuelle et de l’érotisme, le spectacle vivant montre sa dimension subversive et profondément politique.

Florence Filippi est maître de conférences en histoire du théâtre, spécialiste des mythographies d'acteurs aux 18e et 19e siècles – Université de Poitiers.

Vannina Olivesi est doctorante en histoire de la danse à L’EHESS. Elle est co-fondatrice de l'atelier d'Histoire culturelle de la danse, et spécialiste de la question du genre dans le spectacle chorégraphique.



16h / table ronde
TAP auditorium – durée : 1h30
LES INSCRIPTIONS CORPORELLES DANS LE GENRE
animée par Lydie Bodiou et Ludovic Gaussot, avec Laurie Laufer et Clyde Marlo Plumauzille

Les inscriptions corporelles du genre, ce sont les signes et les marques qui identifient et distinguent le masculin et le féminin, les femmes et les hommes. La fabrique du corps échappe-t-elle aux représentations de son temps ? En quoi l’image du corps peut-elle déterminer la construction d’une identité sexuelle ? La question de la sexualité est-elle importante dans la construction identitaire ? Ce sont les questions auxquelles répondront Laurie Laufer et Clyde Plumauzille. L’une à travers sa lecture du « cas » Herculine Barbin, dans le sillage de l’analyse foucaldienne de l’Histoire de la sexualité. L’autre à travers son analyse de la prostitution féminine sous la Révolution française, interrogeant la façon dont les prostituées mobilisent leurs ressources corporelles pour se désigner comme telles.

Lydie Bodiou est maître de conférences en histoire ancienne à l'Université de Poitiers, membre du laboratoire HeRMA. Ses travaux portent sur l'histoire des femmes et du genre dans l'Antiquité grecque, particulièrement l'histoire du corps, son apparence et ses représentations.

Ludovic Gaussot est maître de conférences HDR en sociologie, à l’Université de Poitiers, membre du GRESCO et du CRESPPA-CSU. Ses recherches et publications portent sur les rapports sociaux de sexe et de genre, et leur impact sur les représentations ordinaires et la pensée des sciences sociales.

Laurie Laufer, psychanalyste, Professeure de psychopathologie clinique à l’Université Paris Diderot, membre du laboratoire Centre de recherches psychanalyse, médecine et société (CRPMS EA 3522). Co-responsable de l’action structurante Plurigenre de l’Université Paris Diderot, présidente du Conseil scientifique de l’Institut Emilie du Châtelet.

Clyde Marlo Plumauzille est doctorante à l’Institut d’Histoire de la Révolution Française à l’Université Paris I. Dans sa thèse consacrée à la prostitution parisienne, elle se propose de mener une histoire des « femmes infâmes » en Révolution, et de penser le défi constitué par la prostitution au nouvel ordre révolutionnaire puis républicain à la fin du 18e siècle.

18h / conférence 
TAP auditorium – durée : 1h
TROUBLE DANS LA VISION : LA PHOTOGRAPHIE QUEER
Anne-Cécile Guilbard

Les portraits photographiques sont des laboratoires d’identité où se représenter devient l’acte, instantané - mais pas unique - pour l’éternité, d’expérimentation des possibles de soi. Artistes et amateurs subvertissent les visions normées par les codes sociaux pour s’essayer, s’inventer, revendiquer l’instable de l’identité de genre.

Anne-Cécile Guilbard, maître de conférences en littérature française et esthétique, Université de Poitiers.

19h30 / spectacle – théâtre
TAP théâtre – durée : 1h15
MES JAMBES, SI VOUS SAVIEZ, QUELLE FUMÉE…
inspiré de l’œuvre photographique et de la vie de Pierre Molinier (1900-1976) d’après les entretiens de Pierre Chaveau avec Pierre Molinier réalisés en 1972 / mise en scène Bruno Geslin / avec Pierre Maillet, Elise Vigier, Nicolas Fayol
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21h / spectacle - danse
TAP plateau B – durée : 50 min.
TAJWAL 
Alexandre Paulikevitch (Liban)
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21h / projection
TAP Castille – durée : 2h50
LAURENCE ANYWAYS
film de Xavier Dolan (Canada/France – 2012)

" Laurence Anyways, c'est l'histoire d'un amour impossible. Le jour de son trentième anniversaire, Laurence, qui est très amoureux de Fred, révèle à celle-ci, après d'incompréhensibles circonlocutions, son désir de devenir une femme. Il y a une double détente dans le cinéma faussement superficiel de Dolan : un style tapageur et une distance ironique forment un voisinage heurté et tout en ruptures. Ses films ressemblent à une bouche bavant de rouge à lèvres, d'où jailliraient des vérités cruelles sur l'amour, les sentiments, la difficulté de vivre. " Cahiers du cinéma

Mer 26.03.14 21:00 TAP 0
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